Afin d’amoindrir les coûts, aussi bien en terme de recherche et de développement, de certains éléments qui constituent cette installation, j’ai opté pour divers matériels existants dans le commerce.
Mon expérience professionnelle, m’a permis de sélectionner certains éléments pour leur fiabilité, et de pouvoir intégrer ce matériel à ce type d’application.
Plusieurs facteurs ont étés étudiés, et m’ont guidé dans mes recherches.
1.Trouver un type de pompe permettant d’absorber rapidement les polluants. Les pompes sélectionnées doivent avoir un débit variable en fonction : – Du type de produit à traiter, ou de sa compacité. – Des coditions climatiques rencontrées. – Des débits importants à absorber rapidement. – Des pressions importantes à avoir pour traiter ces produits. – Prévoir les tuyauteries de refoulement les plus courtes possibles pour éviter les pertes de charges.
2.Pouvoir stopper la pollution, le plus rapidement possible.
3.Eviter de faire des transferts de cuves ou de caissons, pénalisant les travaux car pendant ces transferts, la dépollution est stoppée.
4.Traiter un maximum de produit dans un minimum de temps.
5.Déterminer un type de matériel, peu encombrant au stockage, et pouvant contenir en toute sécurité.
6.Faire évacuer les colis par d’autres navires comme des chalutiers, des bateaux étant dans la région ou spécialement prévus pour aider.
7.Récupérer les colis sans aucune gêne pour la station.
8.Repérer les colis rapidement, tout en sélectionnant les plus menaçants pour les côtes.
9.Les matières, une fois conditionnées doivent pouvoir être récupérées dans leur état et doivent autoriser un stockage au sol (avec un minimum de précautions par mesure de sécurité), en attendant leur transfert dans les raffineries.
10.Pouvoir utiliser des camions standard pour véhiculer ces colis.
11.Déterminer une forme précise de la station de traitement, de façon à ne pas se présenter aux vagues dans des conditions qui risqueraient de la mettre en péril.
12.Ne pas être obligé de vidanger proche d’une raffinerie, et surtout ne pas risquer de recréer une pollution au lieu de déchargement.
13.Rendre une certaine polyvalence de la machine, pour un grand nombre de polluants, flottants à la surface.
14.Pouvoir utiliser un type de stockage des polluants, maintenu dans l’eau suffisamment longtemps sans modifier ses caractéristiques mécaniques.
15.Réalisation en un temps record de cette station, car une grande partie des éléments la constituant, vient du commerce, donc pas de fabrication et d’essais.
Déplacement du matériel
La station de traitement démarre de son port d’attache en direction des nappes de pétrole à traiter.
De par sa conception, cette machine est autonome et ne nécessite aucune assistance pour ses déplacements.
Le système de propulsion AZIPODE, composé de trois moteurs d’une puissance de 10 mégawatts chacun (un sur la proue de la coque centrale, et les deux autres sur la poupe des deux flotteurs latéraux), assure un déplacement rapide, avec une vitesse d’environ 25 nœuds.
Repérage des nappes de pétroles
Avec la technologie des satellites, ou part le biais d’une surveillance aérienne locale, le repérage nous indiquera les nappes de pétrole les plus menaçantes pour les côtes.
La station de dépollution se dirigera vers celles-ci afin de pouvoir commencer le ramassage.
Avec le recoupement et les superpositions des cartes marines, des relevés du satellite, ainsi que les moyens techniques embarqués, la précision de repérage sera confirmée et garantie.
Approche de la station sur la nappe de pétrole
L’instrumentation de détection des polluant doit permettre d’accroître le rendement et la traçabilité des opérations de dépollution de la surface.
En complément des données de localisation des polluants élaborées par repérage aérien ou satellitaire, les procédés acoustiques du navire fourniront une information quantitative, qualitative et tactique au navire.
L’équipage disposera alors :
– D’une information de localisation des nappes à longue et moyenne distance (1000 à 4500m*), permettant de gérer la trajectoire globale du navire et de collecte et d’élaborer la stratégie à adopter ainsi que les priorités à donner.
– D’une information de localisation et de classification des nappes courte portée (800 à 0 m*), permettant de conduire la manoeuvre finale d’approche des polluants, tout en contrôlant leur densité et éventuellement le risque d’avarie lié à des corps flottant indésirables,
– D’une Classification qualitative, estimation quantitative, et traçabilité les polluants situés en entrée directe du colimaçon de ségrégation, d’une évaluation de l’efficacité de la collecte par « analyse avale » de la surface, (* Selon les conditions de propagation.) Ce type de matériel détecte non seulement les nappes en surface mais aussi celles, entre deux eaux.
Avec la propulsion AZIPODE, lors de l’approche sur la nappe, les manœuvres précises du navire permettront une plus grande rapidité d’action pour commencer la dépollution.
- Mise en place de la station de traitement.
Arrivée sur site, la partie avant de la coque centrale s’ouvre de façon à réaliser un entonnoir qui canalise la nappe de pétrole. La station se présente face à cette nappe.
Ces deux segments de coque viennent se verrouiller en ouverture contre les deux flotteurs latéraux.
Ils représentent un barrage qui guide et permet ainsi de recentrer ce pétrole et faciliter son introduction dans le colimaçon de ségrégation. La cadence d’absorption du polluant n’est gérée que par la station de traitement.
Même avec une faible vitesse, la nappe monte sur le plateau de pompage pour être absorbée. Avec le système AZIPODE, la machine se déplace dans tous les sens sans problèmes, et se sert de son moyen de propulsion pour venir à la rencontre de la nappe de pétrole.
Motorisation de l’ensemble type Diesel électrique
Pour une meilleure maniabilité de cet ensemble ainsi que pour sauter d’une nappe sur une autre, l’équipement prévu est un système AZIPODE de chez ABB Marine.
Trois Azipodes sont installés :
– Le premier, sous la coque centrale en avant de la station. Il assure une bonne giration de la partie avant, et crée un phénomène de succions de la nappe pour la montée du pétrole.
– Les deux autres Azipodes sont installés sur la poupe des flotteurs latéraux. Ils assurent la bonne giration de la partie arrière.
La puissance des Azipodes est de 10 Mégawatts par moteur. La vitesse de déplacement de la station est d’environ de 25 Nœuds.
Type de la station
L’ensemble constitue un gigantesque trimaran.
L’empattement des flotteurs est d’environ 72 mètres, la longueur de la station est de 95 mètres.
Un tel empattement assure une stabilité générale de la machine, et nous permet de dépolluer dans une mer avec des conditions climatiques difficiles (force 7).
Sa forme et son empattement, lui assure une parfaite stabilité. Dans la coque centrale le stockage de Big-Bags en soute, tourne autour de 110000 pièces soit environ 88000 tonnes de pollution de surface brute à traiter, sans avoir à ravitailler.
Le ravitaillement peut être réaliser par un transfert de navire a navire en utilisant les grues du navire D.A.P.G
Elle peut affronter toutes les situations climatiques difficiles.
Des ballasts règlent la hauteur de prise de pétrole, afin d’optimiser le rendement, et d’éviter de repasser plusieurs fois au même endroit.
Le système des deux demi coques forme une sorte de barrage et le colimaçon de ségrégation permet de capter une grande largeur dans la nappe de pétrole.
Les deux flotteurs latéraux assurent une meilleure stabilité de l’ensemble.
Ils servent de local de repos pour le personnel intervenant.
Avec le système de motorisation AZIPODE, la station pourra se déplacer en crabe sans avoir à effectuer de manœuvres pour se présenter face à la nappe voisine.
Empilage du matériel dans la station de traitement
Niveau inférieur.
Ce niveau intègre le local des moteurs diesel ainsi que les alternateurs fournissant l’électricité nécessaire. Le restant de la surface est constitué de ballast nécessaire au bon maintient dans l’eau, de la station en cours de dépollution.
Niveau de la soute.
Ce niveau permet le stockage des big-bags et des élévateurs pour alimenter en sacs le local de remplissage. En rouge, sont représentés des racks à big-bags. Niveau des pompes antipollution.
Le local des pompes est placé sous le colimaçon de ségrégation. Les tuyauteries de pompes sont prévues les plus courtes possible afin d’éviter les pertes de charge. Sur ce niveau est situé le réservoir de carburant général de la station. Niveau du couloir de ségrégation.
Ce niveau se situe environ à un mètre, un mètre et demi sous le niveau de la mer. Niveau des remplisseuses de la mise au stock et d’éjection.
Ce niveau se situe au niveau de la mer, il permet l’éjection des sacs sans efforts. Niveau des potences et moyens de levage.
Placé juste au-dessus du niveau des remplisseuses de la mise au stock et d’éjection, il facilite l’éjection des sacs pleins. Niveau du poste de commandement.
Placé au-dessus des potences, il supervise l’entrée des matières, les remplissages et les éjections des sacs.
Les big-bags étanches permettent un stockage à long terme (environ 3 années).
Les enveloppes internes aux big-bags, servent de combustible de substitution, pour des industries comme les cimenteries.
Après leurs vidanges, les big-bags sont réutilisés, seules les enveloppes d’étanchéité ne servent qu’une fois.
Le fait de les récupérer, baisse le coût de mise en œuvre. Le big-bag sert de sac protecteur armé grâce à sa structure, et offre une résistance suffisante aux agressions externes.
Il est envisageable avec le fournisseur d’effectuer des échanges de big-bags neufs n’ayant jamais servi au bout de deux années afin de garantir le niveau de sécurité maximum, car il faut pouvoir partir en campagne de dépollution avec du matériel fiable.
Constitution du train de big-bags
Les sacs sont accrochés ensembles par lot de vingt, avec trois sangles largement dimensionnées, équipées de mousquetons reprenant les oreilles de levage.
La sangle qui se trouve dans le milieu des sacs est accrochée par un mousqueton.
Une balise spécifique, fournie par les Établissements Bleu Ciel est fixée à ce train, pour facilite la récupération, même par mauvais temps ou de nuit.
Récupération des trains de sacs
Les trains de bigs-bags éjectés, sont récupérés, et remorqués jusqu’au port le plus proche. Des navires, autres que des remorqueurs, peuvent être utilisés pour tracter les trains de bigs-bags. (Petits cargos, chalutiers, etc.)Si les conditions climatiques empêchent la récupération, les trains peuvent dériver, la pollution étant arrêtée, aucun risque n’est à prévoir. La gestion par liaison U.H.F ainsi que le G.P.S accroché aux trains de bigs-bags informe de leur position, ils pourront êtres remorqués vers le large, évitant ainsi qu’ils s’échouent sur les côtes. De plus avec cette gestion nous pourrons laisser les trains dériver. Ainsi nous pourrons profiter des courants et utiliser ceux-ci pour aider à l’approche des côtes, et diversifier les sites de récupération.
Manutention et transport
La manutention et le transport nécessitent peu de précautions, ni de matériels spécifiques. La garantie d’une étanchéité parfaite des sacs tourne autour de trois années. Les Bigs-Bags peuvent être directement sortis de l’eau pour être chargés en camion benne standard. Cela laisse suffisamment de temps pour évacuer ces déchets. La récupération s’effectue avec une grue traditionnelle. Dans le cas de grandes pollutions, un stockage tampon sans risque peut être effectué, stockés à même le sol, sur un film plastique. Aucun risque de pollution n’est à craindre.
La manutention et le transport nécessitent peu de précautions, ni de matériels spécifiques.

Les Bigs-Bags peuvent être directement sortis de l’eau pour être chargés en camion benne standard.
Cela laisse suffisamment de temps pour évacuer ces déchets.

La récupération s’effectue a l’aide d’une grue traditionnelle.
Dans le cas de grandes pollutions, un stockage tampon sans risque peut être mis en œuvre afin de stocker a même le sol sur un système étanche.

Aucun risque de pollution n’est à craindre.

| Récupération des trains de big-bags. Les big-bags étanches permettent un stockage à long terme (environ 3 années). Les enveloppes internes aux big-bags, servent de combustible de substitution, pour des industries comme les cimenteries. Après leurs vidanges, les big-bags sont réutilisés, seules les enveloppes d’étanchéité ne servent qu’une fois. Le fait de les récupérer, baisse le coût de mise en œuvre. Le big-bag sert de sac protecteur armé grâce à sa structure, et offre une résistance suffisante aux agressions externes. Il est envisageable avec le fournisseur d’effectuer des échanges de big-bags neufs n’ayant jamais servi au bout de deux années afin de garantir le niveau de sécurité maximum, car il faut pouvoir partir en campagne de dépollution avec du matériel fiable. Constitution du train de big-bags Les sacs sont accrochés ensembles par lot de vingt, avec trois sangles largement dimensionnées, équipées de mousquetons reprenant les oreilles de levage. La sangle qui se trouve dans le milieu des sacs est accrochée par un mousqueton. Une balise spécifique, fournie par les Établissements Bleu Ciel est fixée à ce train, pour facilite la récupération, même par mauvais temps ou de nuit. |
